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Marielle Macé, Nos cabanes, 2019

Marielle Macé, Nos cabanes, Verdier, 2019

« 47 % des vertébrés disparus en dix ans, faut qu’on se refasse une cabane, mais avec des idées au lieu de branches de saule, des images à la place de lièvres géants, des histoires à la place des choses. – Olivier Cadiot
Vite, des cabanes, en effet. Pas pour s’isoler, vivre de peu, ou tourner le dos
à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l’habiter autrement : l’élargir.
Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l’écoute renouvelée de la nature – des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent –, dans l’élargissement résolu du « parlement des vivants », dans l’imagination d’autres façons de dire nous.»
[présentation du livre sur le site de l’éditeur]

Quelques notes prises à l’écoute de l’émission La compagnie des poètes du 26 avril 2019 en présence de l’auteur.

Comment les poètes peuvent nous permettre de nous équiper mieux dans ce monde abîmé.
La cabane n’est pas une figure du refuge, de l’abri reclus, du tourner le dos, mais toujours celle de l’invention (…) construite avec le meilleur et le pire de notre monde, l’invention d’une façon de se tenir dans un monde abîmé.
La cabane nomme le sentiment qu’il ne s’agit plus tellement d’espérer habiter le monde poétiquement, ni de tenter de le réparer, mais de prendre acte de pertes et de mutations de dimensions inouïes et donc d’inventer d’autres façons de faire quelque chose de bien avec ces pertes là.
La fragilité de la cabane a aussi à voir avec cette gravité écologique.
Comment pourrait-on faire pour transformer les éléments de la nature de décors qu’on les croyait être, en partenaires, en individus et en personnes avec lesquelles on doit nouer des liens.
Les oiseaux ne chantent pas, c’est nous qui soupçonnons les oiseaux de chanter, pour eux c’est tout autre chose (Dominique Meens)

Bibliographie