Tag Archives: GPS

Smart City, Laboratoire européen d’innovation urbaine, Heritage Experience

“Heritage Experience propose plus qu’un complément de visite et offre autant de portraits singuliers d’un territoire que de films réalisés. En intégrant un grand nombre de ressources audiovisuelles (images d’archives et actuelles), Heritage Experience révèle le patrimoine à la fois matériel et immatériel, exprimant ainsi tout l’imaginaire du site. Une médiation patrimoniale d’un genre nouveau s’organise sur un territoire : l’usage de ce territoire laisse une trace partageable et révélatrice !
(…)
Muni d’un iPhone qui enregistre son parcours à l’aide du GPS, le promeneur recueille des fragments audiovisuels géolocalisés. Lors de sa déambulation, le visiteur muni d’oreillettes entend la bande son du film qu’il génère en marchant. Il visualise le processus de montage du film en cours via l’interface de son appareil. Ainsi, son parcours va « réveiller » puis enchaîner les images et les sons.”
[Extraits du site du projet]

Heritage Experience est le prolongement du projet de recherche “Walking The Edit” d’Ulrich Fischer.

Barbara Dzieran, Declination

5 habitants de Cracovie, aux profils et aux habitudes différents, ont été sollicités pour utiliser un enregistreur GPS pendant 2 semaines. L’enregistreur GPS documente leurs activités quotidiennes en traçant la ligne correspondant aux mouvements de chaque personne, dessinant ainsi leur carte personnelle de la ville. Chaque carte comprend une légende sous forme de marques laissées sur les points correspondant aux lieux visités au moins trois fois par les participants. Ces informations induisent une lecture différente de chaque tracé.


Image : http://www.festival-enter.cz/barbara-dzieran-pl-declination/declination

 

Jaro Dufek, Reality Ends Here


Image : http://www.festival-enter.cz/en/jaro-dufek-reality-ends-here

Une série de six objets du quotidien équipés d’une puce GPS sont installés dans l’espace public. Les objets sont emportés les uns après les autres par des passants et se déplacent ainsi dans la ville. Leur(s) trajet(s) sont tracés (temps, lieu et distance) et sont visualisables sur une google map sur [http://www.photo5.cz/realityendshere/]

The C5 Landscape Initiative (2001-)

http://www.c5corp.com

[C5 corporation]

Joel Slayton
Steve Durie
Geri Wittig
Bruce Gardner
Jack Toolin
Brett Stalbaum
Amul Goswamy
Matt Mays

C5 corporation est un collectif d’artiste nomade situé en Californie dont la production se positionne dans les zones floues des frontières entre la recherche, l’art et le commerce.

“In its multiple manifestations, The C5 Landscape Initiative is positioned in the overlapping zones of conceptual, performance, and land art, as well as research, business, and exploratory adventure, raising questions about the contexts in which we construct meaning and about the status of exploration in art itself.”
Christiane Paul, adjunct curator of new media arts at the Whitney Museum of American Art.

Landscape Initiative se compose de 3 projets qui exploitent selon des modalités distinctes les termes d’une problématique commune : comment notre perception/conception du paysage évolue-t-elle quand elle passe d’une esthétique de la représentation à une esthétique de l’interface et de la visualisation de données ?
Cette problématique se situe dans le contexte plus vaste de la production de bases de données qui informent et nous informent sur le paysage, de la façon dont elles modifient nos relations au paysages et de leurs implications sociales, politiques et économiques croissantes.
Ces projets, mettent en oeuvrent à la fois cartographie, performance sous forme de randonnées/expéditions, constitution de trajets et d’itinéraires et les GIS (Geographic Information System)/GPS (Global Positioning System).

analogouslandscape
http://www.c5corp.com/venues/camerawork/index.shtml

The Analogous Landscape: Rim of Fire

Le but de ce projet est de développer des techniques d’inférence pour les parcours sur des terrains aux caractéristiques similaires afin d’expérimenter la situation qui consiste à transposer des trajets par analogie sur d’autres terrains. Il prend la forme de performances-expéditions à grandes échelle qui se manifestent par l’ascension des Mt. Shasta et Whitney (les deux plus hauts sommets des Etats-Unis) et par l’ascension en simultané par deux équipes du Mt. Fuji (Japon) et du Mt. Lassen (Californie).
Les traces GPS de chaque voyage sont enregistrées grâce aux systèmes GPS et DEM (Digital Elevation Mapping) et les résultats sont exposés sous forme d’une installation interactive (modélisation des montagnes, données de repérage géographique et temporel du trajet reliées à des documents photographiques et video, interface).

perfectview
http://www.c5corp.com/venues/camerawork/index.shtml

The Perfect View

Ce projet se définit comme “une exploration du sublime” obtenue à partir de la contribution d’adeptes du geocaching à qui les membres du collectif ont demandé de leur indiquer des lieux qu’ils avaient trouvé “sublime” sous forme de coordonnées de latitude et de longitude qui deviennent les guides et les points de repère pour une expédition d’une longueur de 13000 mile (environ 20900 km) effectuée à moto sur 25 sites à travers 33 états par le membre de C5 Jack Toolin.
Le choix du sublime comme critère d’exploration saisit le paysage dans une perspective historique et désigne le regain d’intérêt  qui se manifeste aujourd’hui à son égard comme une réaction à l’hégémonie de la technologie informatique et des espaces qu’elle génère et à l’ironie post moderne.
Chaque site est documenté à l’aide de photographies et exposé sous forme de panorama accompagné de sa situation cartographique et de ses coordonnées de latitude et de longitude.

otherpath_installation
http://www.c5corp.com/venues/camerawork/index.shtml

The Other Path

Le but de “The Other Path” était de repérer de façon exacte le déploiement géographique de la Grande Muraille de Chine, site retenu pour ses implications historiques, culturelles et stratégiques significatives, puis d’utiliser des procédures de similitudes formelles dans le but de trouver un itinéraire similaire aux Etats-Unis.

Le C5 GPS Media Player

http://www.c5corp.com/venues/camerawork/index.shtml
http://www.c5corp.com/venues/camerawork/index.shtml

C5 GPS Media Player a été développé en même temps que le projet “The Landscape Initiative”. Il est l’interface visuelle d’accès et de lecture à la gigantesque base de données (données GPS + images numériques) constituée par le collectif pendant le projet. Il s’inscrit dans une trajectoire qui va de l’expérience personnelle et de la performance à la représentation sous forme de données de cette expérience et du contexte pour la comprendre.
L’application fournit la possibilité de parcourir chaque itinéraire, d’afficher les données GPS et les images qui leurs sont reliés, de retrouver des analyses comparatives classées par personnes, projet ou événement, de courtes descriptions des territoires traversés. Les différentes formes de données combinées sur le site web — depuis la documentation photographique jusqu’à la simulation — sont un reflet de la construction de la réalité et une ressources partagée qui invite à l’exploration des usagers.

Can You See Me Now ?

http://www.blasttheory.co.uk/bt/work_cysmn.html

imageblog

[Blast Theory est un collectif d’artistes constitué de Matt Adams + Ju Row Farr + Nick Tandavanitj. Ils produisent des performances et des dispositifs interactifs et collaboratifs qui articulent les outils et les processus de la communication en réseau, de la performance live et de la diffusion numérique.]

Can You See Me Now prend la forme d’un jeu de poursuite multijoueurs et déploie dans le temps de son événement un espace hybride du point de vue de sa nature (mi-physique/mi-numérique) mais aussi de sa topologie, à la fois local et distant. Le plateau de jeu se déplie dans un espace urbain* “élargi”, la ville physique, “ici” étant reliée par internet à son double modélisé, affichée sur un écran, “là-bas”.
Le principe est simple : les “runners” (les membres du collectif Blast Theory), qui jouent dans la ville “physique”, essaient d’échapper à leurs poursuivants (le public), qui jouent depuis la ville modélisée sur une interface web, géographiquement disséminés dans des lieux distincts et distants. Captés par satellites, les “runners” apparaissent sur l’interface web aux côtés de la représentation du joueur en ligne dans la ville numérique modélisée. Dans les rues, des ordinateurs de poche qui affichent les positions des joueurs en ligne guident les “runners” dans leur course.
Le dispositif crée donc un espace hybride où les modalités connues de la présence et de l’absence, du proche et du lointain se modifient et prennent des formes, génèrent des situations et des événements qui font du “gameplay” le lieu de l’expérience esthétique.
Blast Theory s’empare du jeu comme d’un outil méthodologique d’investigation de la question de la formation d’espaces hybrides issus de la fusion entre espaces physiques et espaces numériques. Leurs jeux ne se situent pas seulement dans un espace narratif imaginaire mais cherchent à entrer en contact, à créer des zones de friction, avec des événements et des objets en situation réelle.
Ces lieux distincts qui, reliés entre eux par des technologies et des outils de télécommunication temps-réel (internet, GPS, interface web, ordinateur de poche) forment donc un espace physique et temporel singulier, global et disséminé, éphémère et fluctuant se qualifie également par la nature étrange de la relation à l’autre dont la présence se situe quelque part entre le spectre et la chair, sous la forme d’une trace sonore (les poursuivants entendent les conversations, le souffle des poursuivis qui courent dans les rues), ou visuelle (matérialisée par un point sur un écran).
A l’expérience de cet espace et de cette relation entre les joueurs, Blast Theory introduit un autre élément lié à cette dialectique de la présence-absence, celui de la mémoire et de l’univers affectif des joueurs. Au moment de son inscription, chacun d’entre eux doit répondre à la question formulée de la façon suivante : “y a t-il quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps à qui vous pensez toujours ?”*. La réponse est prononcée à haute voix par le membre du collectif à l’instant précis où il est capturé. Ainsi désigné par son nom, le souvenir de cette personne se matérialise le temps d’être dit, dans l’espace public devenu la scène d’une sorte de pièce éphémère dont les spectateurs sont ailleurs.
Can You See Me Now est aussi, dans la lignée de la dérive situationniste, de l’esthétique de la marche, de la déambulation surréaliste, une façon de vivre dans une perspective élargie l’expérience d’une ville qui persiste à l’état de trace sous la forme d’une image, la photographie du lieu où se solidifie la rencontre entre ces deux espaces et ces deux présences.

*La ville que Blast Theory qualifie d'”espace social en réseau” constitue pour eux un lieu de prédilection qu’ils investissent par leurs dispositifs comme un territoire à explorer.

*”Is there someone you haven’t seen for a long time that you still think of?”

Bio Mapping

http://biomapping.net/

[Christian Nold]

Kensington Emotion Map, 39 participants, http://biomapping.net/new.htm
Kensington Emotion Map, 39 participants, http://biomapping.net/new.htm

Bio Mapping est un projet de cartographie collective qui relie l’intensité des émotions ressenties aux lieux dans lesquels elles s’expriment sous forme de commentaires et de tracés. Les participants sont équipés, lors de leur déambulation, de boîtiers reliés en réseau qui captent à même la peau les indices d’excitation émotionnelle ainsi que la localisation GPS du porteur et les retranscrivent sous formes de tracés sur une carte des territoires traversés. Les annotations et observations personnelles liées aux pics émotionnels figurent également sur la carte.
Bio mapping propose de renverser la dialectique des technologies de surveillance en nous donnant la liberté de contribuer ou non à une base de données commune et partagée des données corporelles captées lors de nos parcours.
Superposées à la représentation des territoires, elles leur insufflent leurs indices vitaux, et suggèrent ainsi une re-lecture des territoires habités.

1575.42 MHz

http://nextlab.hu/1575MHz

[Nextlab]

.

1575.42MHz est une sculpture cinétique composée d’un bras robotique à six sections équipé d’un capteur GPS. Le mouvement de chaque bras articulé suit l’orbite de l’un des 24 satellites captés. La sculpture est en mouvement permanent, sorte de grand ver aveugle qui danse “sur la musique des machines de l’invisible lointain”.